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Trois jours à Rock en Seine: on vous raconte

Concert The xx © Elsa Gimenez
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Depuis 15 ans déjà le Domaine de Saint Cloud accueille l’un des festivals les plus fréquentés d’Ile de France avec ses fervents amateurs de rock’n’roll. Tatoués, percés, costumés ou tout en sobriété, nombreux étaient les festivaliers – plus de 110 000 – venus acclamer leurs artistes fétiches ou découvrir de nouvelles perles. Un pari gagné pour les organisateurs qui voyaient déjà le Lollapalooza leur faire de l’ombre. Sauf que Rock En Seine a son public d’habitués, pas prêts de décamper  !

Festivalier © Elsa Gimenez

Si vous êtes arrivé-e-s en plein après-midi le vendredi, c’était un début de festival sous la pluie (mais une pluie électrique bien sûr), les retardataires eux auront eu la chance de passer à travers en ayant tout de même les pieds dans la gadoue. On aurait d’ailleurs aimé se rouler dedans, comme au temps de Woodstock pour assouvir nos fantasmes les plus fous… la folie n’étant pas encore à son apogée, il a fallu calmer nos ardeurs.

Jour 1

 

Franz Ferdinand © Olivier Hoffschir

17h sonnent: Les premiers riffs battent leur plein sur la grande scène. Une rescapée de la série Gossip Girl, Taylor Momsen et son groupe The Pretty Reckless envoient un hard rock maîtrisé aux inspirations Guns N’ Roses. Manteau et bottes de cuir, un look très rock assumé et une voix rauque aux sonorités blues, franchement convaincante, Taylor n’est pas une amatrice. Bref un live du feu de Dieu qui pose les bases du festival.

On enchaîne avec FKJ acronyme pour French Kiwi Juice, le petit dreadeux franco-néo-zélandais (non qui ne fait pas du reggae, je vous vois venir) multi-instrumentiste, il nous embarque pour un voyage electro-jazz- funk au top. Pour ce premier jour on retiendra aussi le concert de Franz Ferdinand, troisième passage à Rock en Seine ce qui n’est pas pour déplaire aux fans entonnant en choeur le cultissime « Take me Out » toujours aussi explosif. La chanteuse fait aussi un passage remarqué, avec une présence scénique dansante et de l’amour qu’elle répand abondamment à ses fans. Quant à Flume… difficile d’autant apprécier sa musique en live, un beat pourtant bien présent mais qui avait du mal à nous faire décoller.

 

Jour 2

Jain © Christophe Crenel

Samedi c’est reparti, plus en forme que jamais (bon avec quelques cernes mais l’enthousiasme y est). On attaque avec la pop aux rythmiques africaines de Jain, qui commence le concert toute émue de se trouver à son tour là où on sont passés ses groupes préférés. Requinqué-e-s par son énergie solaire, nous voilà fin prêts pour une saturday night fever.  On poursuit avec The Kills, les titres phares se suivent mais le public ne s’embrase pas…  Alison Mosshart est magnétique mais le rythme est un poil trop lancinant.

On change alors de cap pour de la soul légendaire ! Propulsé-e-s dans les seventies par le  king Lee Fields, arborant une éblouissante gold jacket, on se prend à claquer des doigts et à onduler du bassin sur les vibes des saxophones de ses musiciens The Expressions. Place ensuite au rock garage des Fuzzy Vox sur la scène Firestone… on fire on peut vous l’assurer ! Tenues aux motifs psychédéliques ou tombée de chemise pour le batteur, ils sont déchainés et la foule en délire. Si bien que certains venus les découvrir auraient aimé les voir sur la grande scène.

Après cette intense performance, on finit par l’électro chill de Fakear – qu’on ne présente plus – histoire de repartir apaisés et reposés pour mieux attaquer le lendemain.

Jour 3

 

Deluxe © Elsa Gimenez

 

Dernier jour et on commence en fanfare avec Deluxe ! Réputés pour leurs prestations ultra dynamiques, en effet on se croirait presque à une séance d’aérobic: on jump, on sue, nos fronts luisent et nos bras cuisent. Une pause rafraichissante s’impose, on en profite pour tester les bars à jus, les stands ludiques et voir l’expo de street art réalisée en direct ! Petit détour par la scène Ile de France pour découvrir le groupe Djmawi Africa et son métissage rock-metal-musiques traditionnelles maghrébines, tout en convivialité.

De retour sur la scène principale, Mac Demarco très apprécié fait son entrée à l’aise « peut être même un peu trop » il avoue. Comme à la maison… la bouteille de whisky à la main, quelques invités sur scène applaudissent timidement, il reprend « A thousand miles » de Vanessa Carlton et pour clôturer ce sketch, il porte un fan sur ses épaules au beau milieu d’une chanson. Sacré numéro ce monsieur Demarco. On file ensuite vers la scène du bosquet pour le hip hop de Rejjie Snow, une petite mise en jambe pour ceux qui iront voir juste après les géants de Cypress Hill, accoutumés du festival. La fin approche, retour à l’électronique ambiance science fiction de Rone et ses sons comparables à ceux de Jean Michel Jarre avant de clôturer cette 15ème édition avec The xx.

Le festival nous aura offert un large panorama d’artistes aux diverses influences, mais ce dernier concert sera pour beaucoup le plus remarquable du week-end. Le charismatique trio nous livre un concert à la fois intimiste par leur complicité et un show transcendant animé de néons traversant la foule. L’émotion est à son comble quand la chanteuse Romy Madley Croft dévoile un titre personnel, mais la danse est aussi présente lorsque Jamie xx transforme la scène en discothèque géante. On ne pouvait pas mieux terminer cette édition, on repart un peu mélancoliques certes mais le coeur remplit de bonnes ondes. Vivement l’année prochaine…

 

Néons Rock en Seine © Elsa Gimenez